TRISTAN
ALEXANDRE

Dessiner avec la poésie comment on habite le monde

Tristan Alexandre dans son atelier, en train de peindre un Poème Bleu

Ma recherche
plastique

Je développe une pratique à la croisée de l'art et de la science, en m'appuyant sur mon parcours d'ingénieur en éco-conception. Ainsi, je cherche à offrir des solutions poétiques aux défis écologiques contemporains et du monde de demain.

Mon travail s'inscrit dans le sillage des « nouveaux récits » et du solarpunk, ces imaginaires qui refusent l'effondrement comme seul horizon et osent dessiner des futurs désirables : un monde où la technique se réconcilie avec le vivant, où l'abondance se mesure en liens plutôt qu'en biens. En écho à des valeurs sociales, écologiques, solidaires et humanistes. Ainsi, j'ai développé le concept de « poéticoconception ». Par analogie avec l'écoconception, qui mesure l'empreinte environnementale de nos biens et de nos services, elle s'attache à l'empreinte symbolique et culturelle de nos récits, à ce qu'ils déposent dans nos imaginaires et nos manières d'habiter le monde. Alors, dessin industriel, architecture, théories mathématiques, concepts physiques, écodesign deviennent le socle d'où s'élève la poésie. J'aimerais ainsi trouver une solution artistique aux problèmes de notre monde avec cette double lecture scientifico-poétique. Et parce qu'un monde désirable ne se rêve jamais seul, les travaux collaboratifs, comme les fresques et ateliers deviennent des espaces partagés récurrents dans ma recherche afin de construire cette utopie collectivement.

Au bout de ce chemin, une conviction simple : en nous plongeant dans un univers à la fois mathématique et poétique, je veux rendre désirable un monde à réenchanter.

Dessins

01Ligne MEncre & collage sur papier · 2024 – 2025

Née de mon immersion au cœur du réseau souterrain du métro parisien, Ligne M est une série où la ville devient palimpseste et les transports en commun deviennent métaphore de nos existences. À la croisée de mon regard d’ingénieur et de ma sensibilité poétique, ces dessins explorent la mobilité non comme simple déplacement, mais comme trajectoire de vie. Sur le papier apparaissent des réseaux imaginaires, lignes entrelacées, stations chimériques, bifurcations intimes. Chaque tracé, chaque correspondance évoque une étape, une rencontre, un choix. Les itinéraires urbains deviennent alors des récits, et les plans de métro des cartographies de l’âme. Des collages fragmentés, morceaux de villes, échos de territoires en suspens, viennent enrichir la composition, révélant l’état disloqué de notre monde et la nécessité d’en redessiner les contours. Cachés dans l’entrelacs des traits, des poèmes s’invitent en creux, comme des voix intérieures murmurées à l’oreille du voyageur. Ligne M est une tentative de réconcilier l’ingénierie du quotidien avec la poésie du mouvement. C’est un hommage à la mobilité comme matrice de transformation, à la ville comme espace de métamorphose. Une invitation à relire nos vies comme on lit une carte, en acceptant les détours, les ruptures, et les possibles à inventer.
Dislocations est une série de dessins à l'aquarelle où les couleurs foisonnent, se superposent, se repoussent parfois, se cherchent souvent. Chaque dessin est un territoire éclaté, une carte sensible de nos rêves. Chaque tache, chaque teinte y incarne une utopie singulière, une vision du monde possible, un espoir propre à celui qui rêve. Sur la feuille, ces mondes coexistent sans jamais se fondre totalement. Ils se croisent, se heurtent, se déploient, comme nos sociétés contemporaines, où chaque individu porte en lui une idée de l'avenir. Au premier regard, le tout semble disloqué, chaotique, peut-être même impossible à réunir. Mais en s'approchant, en observant avec attention, on perçoit autre chose : un dialogue muet entre les couleurs, une symphonie visuelle discrète, un langage commun qui émerge du tumulte. Dans Dislocations, la fragmentation n'est pas une fin, mais un point de départ. Et si l'utopie n'était pas à chercher dans l'uniformité, mais dans l'harmonie des différences ? Si nos rêves disjoints pouvaient, par le prisme de l'art, devenir une utopie commune ? Ces aquarelles racontent un monde disloqué, peut-être, mais qui, à partir de mille utopies individuelles, peut en construire une seule, collective.
Les Poèmes Bleus sont une série de 220 encres sur papier, aux formats variés, qui explore des mondes imaginaires, géométriques et poétiques. Sur le fond bleu se dressent des villes et des architectures fantasmées, où formes, mots et chiffres se mélangent et suivent une même partition, une même poésie. Le bleu est choisi car c'est la couleur du rêve et de l'imaginaire, et qu'il s'agit ici d'imaginer comment poétiser le monde. Le vide a, dans cette série, une présence importante : c'est l'espace frugal qui laisse place à la créativité nécessaire pour bâtir une utopie. Car les Poèmes Bleus posent une question simple : comment construire un monde meilleur ? Face au non-sens de nos constructions humaines, où l'on cherche à tout capturer et tout rationaliser, la poésie est proposée comme une issue. Elle renoue avec ce qui a du sens, nos émotions, notre bonheur véritable, la musicalité du monde. Au fil des 220 dessins, cette histoire se métamorphose. Les règles qui régissent ces mondes imaginaires se déplacent, les réflexions anodines du début germent. Des fleurs finissent par pousser entre les bâtiments, et de ces fleurs s'échappent des lettres désordonnées : celles des poèmes écrits, au commencement, dans le fond des premiers Poèmes Bleus. La série se referme sur ce qu'elle avait caché. Si la plupart des paysages sont urbains, c'est que pour moi le problème écologique tient à notre manière d'habiter le monde. C'est là que nous vivons, c'est là qu'est le problème. Renouer avec nos sens et la musicalité du monde, c'est aussi renouer avec la nature : la première graine d'un monde meilleur. C'est pourquoi, à mesure que la réflexion mûrit, des fleurs poétiques envahissent les derniers dessins.
Depuis septembre 2023, sur des feuilles blanches, j'ai consigné un parcours, un manifeste intime et fragmenté. Les Notes pour Sauver le Monde sont les archives de mon engagement, une plongée dans la genèse de ma recherche artistique, mais aussi une réflexion plus vaste sur ma quête pour protéger la planète. Ces pages, initialement dédiées à mes plannings, mes réunions et mes logistiques d’expositions, ont peu à peu évolué vers quelque chose de plus profond : mes Notes Pour Sauver Le Monde… ou du moins pour essayer.
Sur des pages marquées par la rigueur des formules et des théorèmes, la couleur s’invite et transforme le langage scientifique. Artiste/Ingénieur explore la rencontre entre deux mondes : celui de la raison structurée et celui de la création libre. Sur ces notes de cours de physique et de mathématiques issues de classe préparatoire aux grandes écoles d’ingénieur, des villes surgissent, semblant envahir et recouvrir la science. Mais au lieu de la submerger, l’art puise dans ce socle rigide pour en faire émerger des paysages nouveaux. Ici, la science ne disparaît pas sous la pression des feutres et des stylos; elle devient le terreau d’une vision poétique, essentielle à l’édification d’un monde plus lumineux.
Dans un univers en ruine, baigné de couleurs vives, les bâtiments de LunaŸSolEquis se dressent comme des spectres d’un passé révolu. Chaque dessin raconte, par sa solitude et son dépouillement, l’écho d’une présence éteinte. Les murs délabrés, aux teintes éclatantes, mais usées par le temps, rappellent les contes murmurés au creux de la nuit, des histoires de gloire et de déclin, de vies vécues et de rêves dispersés par le vent… Fragments d’un monde heureux effacé, où l’on avait, semble-t-il, tout fait pour arrêter l’inévitable, mais sans doute trop tard. Lors de leurs expositions, ces dessins, d’une sobriété quasi ascétique, se dressent seuls sur des murs immenses, défiant le spectateur de contempler l’immensité du vide et la mélancolie de l’absence. Chaque pièce devient ainsi une fenêtre ouverte sur des légendes perdues, des fragments de mémoire gravés à l’encre du silence. Cachés au dos de ces images, des mots et des symboles forment les bribes d’une mythologie évanescente, un langage oublié qui résonne dans les cavernes du cœur. LunaŸSolEquis, c’est un voyage au travers des ombres et des lumières, une quête des vestiges d’un monde qui refuse de s’éteindre complètement. C’est dans l’espace entre les formes, dans le non-dit et le non-vu, que se niche l’essence de ces contes visuels. Car, là où tout semble perdu, demeure toujours une trace, un signe ténu d’existence, comme une étoile lointaine qui persiste à briller dans un ciel déserté alors qu’elle est déjà éteinte.
Les Fleurs Disloquées explorent la fusion entre nature et urbanité. D'immenses végétaux s'y dressent à la place des villes, dont ils empruntent les silhouettes et les couleurs. Bien qu'incomplètes et fragmentées, ces fleurs géantes s'élèvent au-dessus des structures urbaines comme un appel à la reconstruction et à la régénération. Chaque dessin est une réflexion sur notre civilisation. Les villes, souvent perçues comme hostiles à la nature, se transforment ici en matrices nourricières, capables de soutenir un futur harmonieux et durable. Brisées mais debout, les fleurs disloquées incarnent un potentiel latent : chaque fragment devient une parcelle d'une réponse à retrouver.
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Ateliers artistiques

Mes ateliers naissent d'une conviction : le dessin peut transformer notre manière d'habiter le monde. Ils invitent à penser avec les mains, à explorer des questions environnementales, sociales ou sensibles par la création collective, où l'on esquisse ensemble des futurs désirables.

Atelier collaboratif
Un grand dessin collectif à l'encre et à l'aquarelle, composé ensemble en 1h à 2h. De 5 à 35 participants, pour tout public. Le thème : dessiner un monde désirable.
Cycle d'ateliers
Une série d'ateliers d'arts plastiques menée dans la durée, pour les publics scolaires et périscolaires.
Initiation à l'aquarelle et à la peinture
Les bases de la peinture transmises en quelques heures, en groupe restreint.
Atelier sur mesure
Construisons ensemble l'atelier qui vous ressemble. J'aime explorer de nouvelles approches et rencontrer de nouveaux publics.
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Projets & Résidences
artistiques

Après avoir travaillé sur les territoires urbains et les infrastructures de mobilité, je porte mes recherches plastiques sur l'Espace, entendu comme récit contemporain structurant de nos sociétés. Mais plutôt que de lever les yeux vers le ciel, je m'intéresse à ce qui reste au sol : les infrastructures terrestres qui donnent accès à l'Espace. Le projet repose sur l'hypothèse d'une empreinte spatiale multiple : une empreinte sur les représentations collectives de l'Espace, une empreinte physique à travers les infrastructures spatiales sur Terre, et une empreinte écologique et symbolique sur le rapport des sociétés humaines à la planète. Pour cela, l’Observatoire de l’Espace m’apporte un appui documentaire, en particulier des plans et des cartes d’infrastructures spatiales. Par le dessin, le collage et l’écriture, ces documents techniques deviennent des supports de cartographies sensibles, des territoires d’exploration poétique. La résidence est envisagée comme un temps d’expérimentation ouvert, qui cherche moins à conclure qu’à ouvrir des questions : faire dialoguer la cartographie scientifique et la poésie du monde. Résidence de recherche avec l’Observatoire de l’Espace du Centre national d’études spatiales, de février 2026 à février 2027.
CNES — Observatoire de l'Espace — Centre national d'études spatiales, Paris, Février 2026 – février 2027 — projet de Tristan Alexandre
Les Dés du Monde sont une installation sculpturale pensée pour s’inscrire durablement dans un paysage naturel traversé par la marche. Le projet prend place le long d’un sentier, à Gesves. À l’image d’un jeu dont les règles ne seraient jamais totalement écrites, Les Dés du Monde interrogent notre manière d’habiter le monde, de prendre des décisions, d’organiser nos environnements, tout en acceptant l’incertitude et la part d’imprévisible propre au vivant. Le dé est ici envisagé comme une forme archétypale : simple, lisible, universelle. Il évoque à la fois la règle, le calcul, la probabilité, mais aussi le hasard, le risque et le lâcher-prise. Posée sur un chemin de randonnée, l’installation parle de nos chemins de vie et des choix hasardeux qui rythment nos existences.
Les Dés du Monde — La Fête de mai — Gesves, Belgique, Mai 2026 — Installation permanente — projet de Tristan Alexandre
Cette fresque extérieure a été réalisée sur la façade de l’école du Fort du Bois, à Lagny-sur-Marne, dans le quartier des Écoliers. Le projet s’est inscrit dans une démarche pédagogique déployée sur deux mois, avec pour objectif de permettre aux élèves de se réapproprier leur environnement quotidien et de porter un regard valorisant sur leur territoire. La réalisation s’est construite en plusieurs étapes. Les élèves ont d’abord été sensibilisés aux principes de la fresque murale et au travail à grande échelle. Ils ont ensuite produit des esquisses inspirées des bâtiments de l’école et de son architecture, participé à la préparation du mur et à la mise en place des sous-couches, puis pris part aux premières phases de peinture et de composition. Ce processus progressif leur a permis de comprendre les différentes dimensions d’un projet artistique, de la conception à la réalisation collective. Le projet a mobilisé et touché plus de 500 personnes, incluant les élèves, les familles, ainsi que le personnel enseignant et périscolaire. En parallèle de la fresque, une exposition de mes peintures a été organisée au sein de l’école, venant enrichir la démarche et créer un dialogue entre travail personnel et création collective. En fin de parcours, un temps de valorisation et d’harmonisation a été mené afin d’unifier les contributions et d’assurer la cohérence visuelle de l’ensemble. La fresque constitue aujourd’hui un repère visuel durable pour l’école.
Fresque de Lagny-sur-Marne — École Maternelle Fort du Bois, Lagny-sur-Marne (77), Décembre 2025 — Fresque permanente — projet de Tristan Alexandre
Réalisée lors de ma résidence de janvier à février 2026 à la Galerie Caléidoscopes à Calais, cette fresque s’inscrit dans la série Ligne M, mais en déplace le centre de gravité. Ici, le réseau ne cartographie plus seulement la ville : il cartographie ma propre trajectoire. Pendant deux mois, j’ai habité Calais pour construire cette fresque. Le dessin s’est développé comme un plan intime où chaque ligne correspond à une étape de mon parcours artistique, chaque bifurcation à un choix, chaque station à une rencontre ou à une escale. La mobilité n’y est plus seulement urbaine : elle devient physique, intellectuelle, sensible. Le littoral de Calais a occupé une place centrale dans la réflexion. Ce bord de mer, territoire de départs, de passages et d’attentes, est devenu la métaphore du seuil. Là où la terre rencontre l’horizon, mon propre chemin semblait trouver une forme d’aboutissement provisoire. La mer, ligne mouvante et indomptable, a nourri une méditation sur l’évolution de mes pensées : comment elles se transforment, se déplacent, s’ouvrent, comme des marées successives. Calais n’est plus seulement une ville représentée : elle devient un moment charnière, un paysage intérieur. Cette pièce prolonge la recherche de Ligne M sur la mobilité comme matrice de transformation. Elle affirme que nos parcours artistiques sont eux aussi des réseaux en expansion, des cartographies vivantes, où le monde extérieur et l’évolution intime ne cessent de dialoguer. Habiter un territoire, c’est aussi se laisser transformer par lui. À Calais, au bord de la mer, j’ai dessiné autant une ville qu’un état de passage.
Résidence de création à Calais — Galerie Caléidoscopes, Calais, Janvier – février 2026 — projet de Tristan Alexandre
Dans le silence habité d’une ancienne chapelle, Les Cylindrons ont surgi comme une ville de nuit : fragile, lumineuse et méditative. Formée de papiers enroulés en colonnes, cette installation éphémère érige une cité poétique, à la fois organique et onirique, hommage aux songes des créateurs. Chaque cylindre, éclairé de l’intérieur comme un cierge vacillant, renferme des fragments de pensée : dessins à l’aquarelle, pages de recherche, papiers récupérés, annotés, tachés, vivants. Ce sont les restes et les racines d’un processus créatif, les sédiments d’un esprit en quête de beauté et de sens. En résonance avec le lieu sacré, la lumière caresse les papiers comme une prière muette. Elle éclaire l’invisible : la fragilité de nos inspirations, la tendresse de nos quêtes nocturnes. Autour de l’installation, des ateliers d’écriture ont invité les visiteurs à inscrire leurs propres mots dans cette cartographie du rêve. Des récitations de poèmes ont ponctué la biennale comme autant de respirations partagées. Les Cylindrons sont ainsi devenus un espace de communion poétique, où les imaginaires se rencontrent, et où la lumière intérieure de chacun éclaire un possible collectif.
Les Cylindrons — Chapelle de la Visitation — 12e Biennale de l'Aquarelle de Brioude, Juillet 2025 — projet de Tristan Alexandre
Dans le cadre de ma résidence au CSE Michelin, j’ai développé « Les Mondes mobiles », des dessins interrogeant notre rapport au territoire et à la mobilité. Ce triptyque s’est nourri de l’histoire industrielle du site et des paysages environnants pour esquisser un futur où l’humain, la nature et la technologie coexistent en harmonie. À travers une composition mêlant dessin, peinture et collage, le dessin a exploré trois dimensions : l’urbain, avec des cartographies réinventées, des architectures imaginaires et des réseaux en mutation ; le végétal, avec des formes organiques inspirées des paysages volcaniques, métaphores de la résilience ; et la mobilité, avec des motifs empruntés aux routes et flux industriels, en écho au mouvement des territoires. Cette résidence, menée en partenariat avec le Centre d’Action Sociale et Économique de Michelin, a été une opportunité idéale pour questionner un paysage profondément ancré dans la mobilité du pneu. Dans un contexte où les modes de déplacement doivent se réinventer pour tendre vers une décarbonation nécessaire, cet espace s’est révélé être un lieu pertinent pour interroger notre rapport à l’environnement et à l’urbain du futur. Les Mondes mobiles se sont construits avec les adhérents du CSE Michelin : plus de 600 participants uniques comptés. Lors d’ateliers participatifs, les participants ont été invités à contribuer en ajoutant dessins, mots et symboles reflétant leur propre vision du monde en mouvement. En mêlant ces voix plurielles, le dessin est devenu le reflet d’un territoire vivant, en perpétuelle transformation.
Les Mondes Mobiles — Arts en Balade — CSE Michelin, Clermont-Ferrand, Mars – juin 2025 — projet de Tristan Alexandre
Dans un salon étudiant reconstitué, c’est tout Paris qui s’étale. Chaque centimètre de surface est recouvert de cartes du réseau Île-de-France Mobilités; ces mêmes plans que l’on consulte sans y penser. Mais ici, ces cartes deviennent territoires du cœur, supports de récits intimes. Quand on n’a que l’amour… est une installation participative qui transforme un lieu banal en cartographie amoureuse. Chaque visiteur est invité à tracer, sur ces murs recouverts, l’empreinte de ses aventures sentimentales : un amour sincère ou fugace, une première fois maladroite, une nuit douce, une rupture forcée, une tromperie inavouée. À la fin de l’été 2025, plus d’une centaine de témoignages différents couvraient déjà les murs : petits dessins, lettres abandonnées, extraits de journaux intimes s’ajoutent aux récits et forment une mémoire collective... Ils deviennent un acte de résistance sensible. On vient y dire l’amour, l’amour vécu, l’amour perdu, l’amour rêvé. L’amour encore. Car au fond, que nous reste-t-il pour réenchanter nos villes, sinon l’amour ? C’est lui qui éclaire nos trajets sans but, qui justifie les détours. L’amour donne sens à nos déambulations urbaines dans une ville parfois trop grise pour nos rêves. On y redonne voix aux chansons d’amour à la française, à ces refrains tendres et désabusés qui ont bercé nos espérances. On y remet au goût du jour la promesse d’un monde réchauffé par l’émotion. « Quand on n’a que l’amour » chantait Brel et, dans cet appartement, cela résonne encore. Paris devient ici le théâtre de nos attachements. Elle n’est plus seulement une ville à traverser, mais une ville à aimer. On y inscrit des lettres, des mots de journal intime, des dessins de rien, mais qui disent tout. On y dépose un morceau de soi dans l’espoir que d’autres s’y reconnaîtront. On tisse un récit collectif où l’amour est la matière première, le fil conducteur, la trame fragile, mais tenace de nos existences. Dans cette installation, l’amour n’est pas un thème : c’est une force, c’est l’unique raison de nos vies. Une force douce, mais radicale. Celle qui permet de faire surgir du sens dans le quotidien. Celle qui, au creux des déambulations urbaines, éclaire une trajectoire. L’amour comme manière d’habiter le monde. L’amour comme tentative de poésie partagée. L’amour comme seul recours… Car au fond… on n’a que l’amour.
Quand on n'a que l'amour — Appartement étudiant reconstitué — Paris 13e, Août – décembre 2025 — projet de Tristan Alexandre
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Expositions
& Événements

Installations permanentes
Les Dés du Monde — Gesves, Belgique
Depuis mai 2026
Fresque de Lagny-sur-Marne — École Maternelle Fort du Bois, Lagny-sur-Marne (77)
Depuis décembre 2025
2026
Les Arts en Balade — Exposition mobile, Clermont-Ferrand
mai 2026
Résidence carte blanche — Galerie Caléidoscopes, Calais (62)
janvier – mars 2026
2025
Ligne M — Lagny-sur-Marne (77)
décembre 2025 – janvier 2026
Le cercle des Gobelins — Exposition Collective, Mairie Paris 13e
novembre 2025
12e Biennale d'Aquarelle — Brioude (43)
juillet 2025
Pré-biennale d'Aquarelle — Puy-en-Velay (43)
juin 2025
Résidence CSE Michelin — Arts en Balade — Clermont-Ferrand (63)
mars – juin 2025
Les Poèmes Bleus — Solo show, Espace culturel Pierre Fournel, Castelnau-le-Lez (34)
jan – mars 2025

Pour les collectivités,
municipalités, les écoles…

J'accompagne des villes, des écoles et des structures publiques dans des projets artistiques fédérateurs. Mes interventions tissent du lien entre art, environnement et participation citoyenne, et s'adaptent à chaque territoire.

Expositions et installations dans les lieux publics
Expositions clé-en-main, scénographies adaptées à l'architecture du lieu.
Rencontres et médiations
Conférences, visites poétiques, moments d'échange avec les habitants et les élus.
Résidences artistiques en lien avec le territoire
Immersion sur plusieurs semaines pour produire une œuvre collective ancrée dans les histoires et la nature du territoire.
Ateliers avec les écoles et structures éducatives
Dessin, peinture poétique, fresques collaboratives — écoles, centres culturels, maisons de retraite…
Projets participatifs de co-construction
Pièces monumentales ou parcours artistiques impliquant habitants, associations et acteurs locaux.
La Teste de Buch Castelnau-le-Lez Clermont-Ferrand Bordeaux Métropole Lagny-sur-Marne Levallois-Perret Mairie Paris 13e Ville de Beaumont Méry-ès-Bois Villenave d'Ornon
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Pour les entreprises

J'interviens auprès d'entreprises pour proposer des expériences artistiques qui créent du lien et ouvrent des imaginaires. Mon approche se situe à la croisée de l'art et de l'ingénierie. Je conçois pour chaque structure une intervention sur-mesure, sensible et adaptée à ses enjeux.

Mes ateliers et fresques peuvent s'inscrire dans des événements ponctuels (team-building, séminaires, formations) ou dans une démarche plus longue d'ancrage artistique au sein des espaces de travail.

Expositions clé en main
Pour transformer les espaces de travail temporairement.
Rencontres et médiations
Conférences, visites, moments d'échange avec les collaborateurs.
Fresques murales sur site
Pour inspirer et décorer les espaces de travail en permanence.
Ateliers participatifs
Création collective de dessins autour des futurs souhaitables.

Pourquoi faire entrer l'art dans votre entreprise ?

L'art est un levier puissant de transformation : il permet d'aborder autrement les grands enjeux du monde du travail, de favoriser l'intelligence sensible, et de créer un environnement inspirant pour les collaborateurs.

Acquisition
Déduction fiscale de 100 % du montant d'achat d'un dessin original, sous conditions (art. 238 bis AB CGI).
Mécénat
Réduction d'impôt de 60 % du montant du don, dans la limite de 0,5 % du CA HT.
Michelin Clairefontaine CNES Partenaire entreprise Arts et Métiers Partenaire entreprise Partenaire entreprise Partenaire entreprise Partenaire entreprise Partenaire entreprise Partenaire entreprise Partenaire entreprise Partenaire entreprise Partenaire entreprise
Discutons d'un projet →

Acquérir un dessin

Plusieurs chemins permettent d'acquérir un dessin.

À l'atelier
Sur rendez-vous. L'atelier donne accès à un grand nombre de pièces inédites, rarement montrées ailleurs.
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Lors d'une exposition
Aux différents événements dont les dates sont annoncées sur le site et sur Instagram.
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En ligne
Une sélection est disponible en permanence sur la boutique.
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En galerie
Certains dessins sont présentés chez des galeries et lieux partenaires.
Sur mesure
Les demandes de pièces sur mesure se font par mail.
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06 31 80 28 45
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Basé à Paris — mobile sur l'ensemble du territoire français et au-delà.